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Pourquoi j’ai quitté mon CDI ?

Pour le dire simplement et sans détour : parce que je n’en pouvais plus.

Pas dans le sens où j’étais en burn-out mais dans le sens où je ne supportais plus de perdre plus de temps, de passer ne serait-ce qu’un mois de plus à travailler pour quelqu’un d’autre.

 

Faisons un petit retour en arrière…

Je suppose que j’ai été élevée dans un environnement assez protégé donc autant vous dire que la désillusion fut grande quand j’ai quitté le monde des bisounours pour entrer dans celui du monde du travail.

Après mon Master 2 en journalisme, j’étais pourtant enthousiaste à l’idée de travailler dans une rédaction. J’ai décroché, non sans mal, mon premier CDD. Mais très rapidement les choses se sont gâtées et ma supérieure hiérarchique n’a eu de cesse de me pourrir la vie… Je rentrais chez moi je pleurais, le matin je ne voulais pas y aller et ainsi de suite. Le travail n’était pas vraiment intéressant puisque je travaillais dans l’urgence et la quantité primait sur la qualité, ce qui ne me correspondait pas du tout. Mais à côté de ça, j’avais des collègues sympas et j’ai décidé de tenir et de terminer mon CDD d’un an pour avoir une première expérience significative sur mon CV.

Je suis sortie assez traumatisée de cette première expérience et j’ai décidé de me donner une seconde chance en me disant qu’il devait être possible de trouver chaussure à son pied et d’aller travailler sans la boule au ventre.
J’ai fait quelques petits boulots de quelques mois à droite à gauche dans l’événementiel, qui m’ont beaucoup plus car je n’étais pas en permanence enfermée dans un bureau devant un écran. Et puis, j’ai décroché (ce que j’imaginais être) le graal, mon premier CDI !

J’étais motivée et optimiste à l’idée de travailler dans un domaine qui correspond bien à mon caractère et à mon côté, speed, l’événementiel. Tout a bien commencé, j’ai été bien intégrée dans l’équipe, mes missions étaient sympas, je bougeais pas mal pour les différents événements sur lesquels je travaillais et… le COVID est arrivé ! (à ce moment-là je travaillais depuis un an environ).

 

Le revers de la médaille

Comme tu peux l’imaginer, l’événementiel a été très durement touché par la crise sanitaire et les grands événements ont été interdits pendant très longtemps. S’en est suivi une (longue) période de chômage partiel (plus ou moins un an). C’est à ce moment là que j’ai commencé à remettre toute ma vie en question… J’avais pour la première fois depuis longtemps, le temps de faire toutes les choses que je voulais faire : du sport, du yoga, de l’aquarelle, jouer aux jeux de société, méditer, écrire, cuisiner, travailler sur mon compte Instagram et mon blog etc. Et même si le confinement a pour la majorité des personnes été un des pires moments de 2020, il m’a permis d’accélérer ma prise de conscience, mon évolution et m’a ouvert les yeux sur ce que je voulais vraiment.

Puis petit à petit, la situation est revenue « à la normale » et j’ai repris la route du bureau. Malheureusement, l’entreprise dans laquelle je travaillais a dû mettre en place un plan de restructuration (suite au licenciement d’un grand nombre de personnes) et mon poste en a été affecté. Je me suis retrouvée à être totalement monotâche et je n’avais pas mon mot à dire : la chanson c’était plutôt « tu devrais être reconnaissante de ne pas avoir été virée ! ». Pourtant, j’aurais bien aimé…

Je me suis laissée un temps d’adaptation, le temps d’apprendre de nouveaux outils mais en réalité je me voilais la face. J’ai su très rapidement que cela n’était pas fait pour moi et qu’il fallait que je trouve une porte de sortie. Je me suis « forcée » pendant 8 mois environ, me disant que c’était qu’une question de temps avant qu’on trouve une organisation qui conviendrait à tout le monde mais rien ne changeait, pire, de plus en plus de personnes quittaient leur poste et je savais que je voulais moi aussi partir.

Partir pour ENFIN faire mes propres choix et arrêter de me forcer à faire quelque chose que je n’ai pas envie de faire, à être quelqu’un que je ne suis pas : aller tous les jours, au même endroit, à des horaires imposées, travailler pour le rêve de quelqu’un d’autre. Travailler sans m’épanouir en attendant toujours les week-ends et les vacances pour « profiter ».

On a qu’une vie et je ne supportais plus cette idée…

 

La suite au prochain épisode…

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